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La Clinique de cyber-criminologie

La création de la Clinique de cyber-criminologie trouve son origine dans une invitation lancée par deux membres de l’Association étudiante de l’École de criminologie de l’Université de Montréal à Benoît Dupont, professeur de criminologie, afin de prononcer une conférence sur l’état du monde de la cybercriminalité. Cette conférence qui eut lieu le 24 février 2020, suscita parmi les étudiants un vif intérêt et donna lieu à des échanges très nourris sur les moyens concrets d’aider les centaines de milliers de victimes de cyberfraudes qui subissent chaque année au Québec les effets négatifs de cette délinquance en forte croissance.

 

Notamment, l’un des constats s’avère être que les victimes de cyberfraude sont rarement prises en charge par les institutions financières et les organisations policières, qui ont tendance à se focaliser sur le préjudice financier des victimes. Or, les victimes de cyberfraudes requièrent des besoins spécifiques au nombre de six:

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  Les besoins émotionnels  

être reconnu en tant que victime et pouvoir neutraliser le sentiment d’injustice perçu;

  Les besoins en lien avec les procédures criminelles:  

avoir accès à une réponse policière claire et à du soutien durant le procès (si des poursuites sont engagées et des suspects accusés);

  Les besoins en informations :  

obtenir des détails sur l’incident dont on a été victime et sur l’auteur à l’origine de cet incident;

  Les besoins pratiques :  

obtenir une assistance pour accéder à son dossier de crédit ou faire geler celui-ci;

  Les besoins financiers:  

obtenir une compensation pour les pertes subies;

  Les besoins techniques :  

récupérer l’accès sécuritaire à son téléphone intelligent ou à son ordinateur si ces équipements ont été compromis. Les besoins émotionnels : être reconnu en tant que victime et pouvoir neutraliser le sentiment d’injustice perçu;

  Les besoins en lien avec les procédures criminelles :  

avoir accès à une réponse policière claire et à du soutien durant le procès (si des poursuites sont engagées et des suspects accusés);

  Les besoins en informations :  

obtenir des détails sur l’incident dont on a été victime et sur l’auteur à l’origine de cet incident;

Devant l’intérêt exprimé par les étudiants et leur motivation ainsi que la nécessité de répondre aux besoins grandissant des victimes, Akim Laniel-Lanani (qui était alors Président de l’association étudiante), Fyscillia Ream (Coordonnatrice scientifique de la Chaire de recherche en Prévention de la cybercriminalité), et Benoît Dupont (Titulaire de la Chaire), créèrent un groupe de travail qui suivit une méthodologie de design thinking afin de proposer un service permettant de mettre des étudiants en criminologie passionnés par l’étude de la cybercriminalité au service de victimes de cyberfraude, dans une logique d’accompagnement et d’entraide.

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Soutenus par Vagabond & Marketers, qui mit son expertise à la disposition de l’équipe à titre gracieux, et s’inspirant d’initiatives comparables en France (Signal Arnaques), aux États Unis (Scamwarners), et en Australie (Scamwatch), la Clinique de cyber-criminologie vit le jour, se voulant être un lieu où les victimes pourraient trouver l’information et l’accompagnement nécessaire sur une plateforme en ligne où elles auraient également l’opportunité de partager leurs expériences et leurs connaissances avec d’autres victimes. 

 

Des bénévoles furent recrutées au printemps 2021 et formées pendant l’été. Leur rôle sera double: produire des contenus de sensibilisation permettant d’expliquer les mécanismes de la cyberfraude afin d’aider les victimes existantes et potentielles à mieux se protéger, et animer la communauté en ligne afin de maintenir une qualité des échanges qui favorise la confiance, le respect, l’empathie et le partage de renseignements fiables.