Un partenariat qui fait la différence pour les victimes de fraude en ligne
- Akim L.L.
- 30 sept.
- 2 min de lecture
Depuis décembre 2021, la Clinique accompagne les personnes touchées par la cybercriminalité. Mais c'est vraiment grâce à notre partenariat avec l'Autorité des marchés, établi en février 2025, que nous avons pu enrichir considérablement notre offre de services.
Cette collaboration représente bien plus qu'un simple soutien financier. Elle nous permet d'être présents pour les victimes au moment où elles en ont le plus besoin : nous les écoutons, les conseillons et les guidons pas à pas dans leurs démarches après une fraude.
Ce partenariat nous aide également à mieux saisir la réalité vécue par les victimes de cybercriminalité. Chaque témoignage nous permet d'affiner notre compréhension et d'améliorer nos services.
Aujourd'hui, nous sommes fiers de vous présenter les premiers résultats concernant nos usagers.
Préjudices chez les usagers de la Clinique de cyber-criminologie
Un total de 138 personnes a utilisé le service de la Clinique depuis février 2025. Parmi ceux-ci, 98 personnes ont déclaré avoir subi une perte financière, pour un montant total dépassant 7,1 millions de dollars. La perte moyenne s’élève à 73 980,41 $, allant de 89 $ à 1 600 000 $. La majorité des cas concernent des fraudes d’investissement (46), suivies des fraudes amoureuses (13) et des vols d’identité (11). D’autres formes de fraude, telles que le faux recouvrement de fonds, l’hameçonnage, le piratage, ou encore les fraudes liées à l’emploi ou au commerce en ligne, ont également été rapportées.
Ces usagers décrivent une variété d’impacts, détaillés ci-dessous, qui affectent à la fois leurs économies, leur bien-être physique et psychologique, ainsi que leurs relations interpersonnelles.

Les pertes d’argent constituent le préjudice le plus fréquent (72,46 %), suivies de l’endettement (33,33 %) et de la perte de fonds de pension ou d’épargnes (23,91 %). Les autres impacts financiers, tels que les frais liés à la récupération de comptes ou les coûts de réparation d’appareils sont moins rapportés, tandis qu’environ un cinquième des répondants (20,29 %) rapportent aucun impact financier.

Les troubles du sommeil constituent l’impact physique le plus fréquemment rapporté (50,72 %), suivis de la fatigue excessive (29,71 %) et des maux de tête (23,91 %). Un tiers des répondants (34,06 %) rapportent aucun impact.

Les impacts émotionnels les plus fréquemment rapportés sont le sentiment d’anxiété (46,38 %), le sentiment d’impuissance (39,13 %) et le sentiment de colère (35,51 %). Les répercussions plus graves comme avoir songé au suicide (12,32 %) ou d’autres impacts (15,22 %) demeurent moins fréquentes mais préoccupantes. Une minorité (11,59 %) rapporte aucun impact.
Conclusion
Ces données mettent en lumière toute l'importance de nos services. Elles démontrent surtout que la fraude en ligne affecte les victimes de multiples façons, et que cette diversité d'impacts ne peut être ignorée.
Ces constats doivent nous guider dans l'amélioration continue de nos services d'accompagnement. Ils doivent également interpeller les décideurs politiques : il est essentiel que les victimes de cybercriminalité soient pleinement prises en compte dans les politiques publiques.
Pour approfondir votre compréhension des impacts de la victimisation à la cybercriminalité et des besoins des victimes, nous vous invitons à consulter notre article de blogue dédié à ce sujet.





